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Énergie Afrique Centrale

Tadex SA: sanction de 500 millions FCFA et des difficultés structurelles en Guinée Equatoriale

Par LFN· Facebook X LinkedIn WhatsApp

La filiale équato-guinéenne de Tradex, le marqueteur pétrolier d’origine camerounaise fait face à plusieurs séries de difficultés majeures sur le plan réglementaire, financier et opérationnel en Guinée équatoriale.

Tradex fait face à des sanctions financières et doit payer de lourdes amendes gouvernementales. Le vice-président équato-guinéen, Teodoro Nguema Obiang Mangue, a annoncé cette semaine une amende de 500 millions de FCFA à l’encontre de Tradex Guinea. Ces sanctions font suite à des retards répétés dans l’approvisionnement et la distribution de carburant dans le pays.

De son côté, Tradex justifie ses difficultés structurelles dans le pays par des tensions sur la chaîne d’approvisionnement et surtout des blocages liés aux transferts financiers internationaux pour payer les fournisseurs et des procédures lourdes concernant les garanties bancaires. Le groupe a sollicité l’appui du gouvernement équatoguinéennes guinéen pour alléger ces entraves. Mais les autorités reprochent aussi au distributeur camerounais des défaillances dans la gestion des stocks de produits pétroliers.

Depuis 2025, Tradex est dans le collimateur des autorités équatoguinéennes. Ses activités avaient été suspendues pendant près de deux semaines à la suite d’une inspection du ministère des Hydrocarbures et du Développement minier. Cette suspension liée à des griefs de non-conformité administrative, fiscale et environnementale, avait forcé l’entreprise à revoir sa gouvernance locale, notamment via la nomination le 09 juin 2026 d’un nouveau directeur général  André Marc Emmanuel Yinda en remplacement d’Alain Francis Ngondi Owona, afin de stabiliser la situation et restaurer la confiance avec les autorités.

Ces difficultés illustrent un climat réglementaire et sécuritaire particulièrement strict en Guinée équatoriale pour les acteurs pétroliers étrangers. Ils sont sommés par le gouvernement de garantir une disponibilité infaillible des produits énergétiques sur le marché national sous peine de sanctions financières sévères.

Certains pays de la CEMAC dont le Congo et le Gabon connaissent depuis plusieurs mois des difficultés d’approvisionnement des produits pétroliers. A Brazzaville comme à Libreville, les stations sont prises d’assaut par les automobilistes, du fait de la rareté des carburants. Ces pays achetant leurs produits sur les marchés, aucun marqueteur local n’a fait l’objet de sanctions.

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