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Banques Afrique Centrale

Cameroun. Reforme du Compte Unique du Trésor, Louis Paul Motaze relance la chasse aux comptes des établissements publics dans les banques commerciales

Par LFN· Facebook X LinkedIn WhatsApp

Le Ministère des Finances a lancé, ce 29 septembre 2026 à Yaoundé, une nouvelle opération de recensement des comptes des administrations publiques ouverts dans les établissements bancaires. Présidés par le Ministre des Finances, Louis Paul MOTAZE, les travaux réunissent notamment le Trésor, la BEAC, la COBAC, l’APECCAM, les établissements de crédit et les organismes publics concernés. L’objectif est de disposer d’une situation actualisée des ressources publiques détenues dans les banques et de préparer leur éventuel rapatriement progressif dans le Compte Unique du Trésor (CUT).

Cette opération intervient quatre ans après un premier exercice conduit en 2022, qui avait permis d’identifier un volume de dépôts de l’ordre de 450 milliards de FCFA dans les établissements bancaires. Pour le Ministre des Finances, cette première photographie avait permis de mesurer l’importance des ressources publiques demeurant en dehors du circuit central de la trésorerie de l’État. Quatre années plus tard, “la situation a nécessairement évolué”,d’où la nécessité de disposer aujourd’hui d’une situation “actualisée, précise, exhaustive et documentée” des comptes concernés, de leurs titulaires, de leur nature, de leurs soldes et, autant que possible, des conditions et contraintes entourant leur éventuel rapatriement. L’enjeu est donc de mieux connaître les ressources publiques disponibles dans le système bancaire, afin de renforcer la visibilité du Trésor sur la trésorerie de l’État. Le recensement doit notamment permettre de distinguer les comptes concernés, leurs soldes réels ainsi que les contraintes juridiques, opérationnelles ou prudentielles susceptibles d’influencer les modalités de leur éventuel transfert.

Pour le Ministre des Finances, cette réforme répond à un impératif majeur : optimiser la gestion de la trésorerie de l’État. Dans un contexte marqué par des tensions de trésorerie qui peuvent conduire l’État à rechercher des ressources sur les marchés financiers et monétaires alors que des disponibilités publiques existent parallèlement dans des comptes bancaires, la centralisation doit permettre une gestion plus cohérente des ressources disponibles. ” C’est tout le sens du Compte Unique du Trésor : une trésorerie publique mieux consolidée, une meilleure visibilité sur les disponibilités de l’État, une meilleure programmation des paiements, une réduction des besoins de financement de court terme lorsque des disponibilités publiques existent déjà et, au-delà, une plus grande transparence dans la gestion des ressources publiques”, a souligné Louis Paul MOTAZE.

MINFI

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