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Assurances Afrique Centrale

Adhésion du Congo à l’ATIDI : quel impact sur le financement des PME et TPE ?

Par LFN· Facebook X LinkedIn WhatsApp
Christian Yoka (Gauche) Ministre des finances du Congo et Manuel Moses (Droite) DG de ATIDI – Photo DR

Le 13 octobre 2026 à Bangkok (Thaïlande), en marge des assemblées annuelles FMI – Banque mondiale, le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public du Congo, Christian Yoka, a rencontré le Directeur général de l’Assurance pour le développement du commerce et de l’investissement en Afrique (ATIDI), Manuel Moses. Une rencontre qui a porté sur les prochaines étapes du partenariat, à la suite de la ratification par le Congo, en août 2026, de l’Accord portant création de l’agence ATIDI-Congo.

L’adhésion de la République du Congo à l’ATIDI (Assurance pour le développement du commerce et de l’investissement en Afrique) modifie sensiblement l’environnement de financement local. Pour les PME et TPE congolaises, traditionnellement freinées par l’aversion au risque des banques commerciales et le manque de garanties matérielles, cette adhésion ouvre plusieurs leviers directs et indirects.

Accès facilité aux crédits

Le principal obstacle au crédit pour une PME en zone CEMAC réside dans le niveau d’exigence des banques (hypothèques, cautions personnelles lourdes). L’ATIDI accorde des garanties directes ou des mécanismes de partage de risques aux banques commerciales locales. En assurant le risque de défaut de paiement, l’ATIDI incite les établissements bancaires à débloquer des lignes de trésorerie ou d’investissement qu’ils auraient refusées autrement. 

Grâce à la notation financière solide de l’ATIDI (notée au rang « A » par S&P), les banques partenaires réduisent leurs exigences de fonds propres sur les crédits adossés à ces garanties, ce qui libère des liquidités pour prêter au secteur privé. La prime de risque appliquée par les banques sur les petites structures diminue lorsque l’encours est couvert par une police d’assurance-crédit. Alors que le marché bancaire congolais est dominé par des crédits de très court terme (découverts, avances sur facture), la présence de l’ATIDI permet d’allonger la maturité des prêts, indispensable pour l’achat de machines ou le développement d’infrastructures locales.

Garanties pour soumissionner aux appels d’offres

Pour soumissionner aux appels d’offres publics ou aux grands projets d’infrastructures (secteurs forestier, BTP, énergie), les TPE/PME doivent fournir des cautions de bonne fin ou de restitution d’acompte. L’ATIDI propose des mécanismes de cautionnement qui évitent d’immobiliser la trésorerie de l’entreprise. Or il est de notoriété publique la le secteur informel a un fort impact dans les économies africaines. La majorité des micro-entreprises congolaises manquent d’états financiers certifiés, ce qui reste un critère bloquant pour l’éligibilité bancaire, même avec une garantie extérieure. La garantie financière ne résout pas à elle seule la faible bancabilité des dossiers sans un renforcement de la gestion comptable des promoteurs.

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