Ecobank va intégrer le système de paiement chinois CIPS
Ecobank s’apprête à intégrer le système de paiement chinois CIPS pour les transactions en yuan. Reste cependant la résolution de l’équation des 14 pays de la zone franc où sont installées les filiales du groupe, et dont la convertibilité, à parité fixe, de leur monnaie adossée à l’Euro reste gérée par le trésor français.
Le groupe bancaire panafricain Ecobank est sur le point de rejoindre le système chinois de paiement interbancaire transfrontalier, le CIPS (Cross-Border Interbank Payment System). Une adhésion qui devrait permettre le règlement direct en yuans des transactions entre les entreprises africaines et leurs partenaires chinois.L’information a été annoncée par le directeur général du groupe, Jeremy Awori, qui a signé l’accord en Chine le samedi 10 octobre 2026
Présent dans 34 pays sur le continent, Ecobank négocie en parallèle un accord distinct avec la Bank of China afin de proposer à sa clientèle des services de règlement libellés en yuan.
Cette double initiative pourrait réduire la dépendance au dollar américain et Euro pour une partie du commerce Afrique-Chine et, par conséquent, alléger les coûts de transaction pour les entreprises africaines traitant avec la Chine.
Reste cependant entière la question de convertibilité directe Franc Cfa- Yuan ou Remimbi pour les 14 pays africains de la zone franc où Ecobank dispose de filiales. Peut-être, faut-il ressusciter l’accord monétaire sur la convertibilité Yuan-Fcfa, signé par Denis Sassou N’Guesso, à l’occasion de sa visite d’Etat en Chine, afin que les pays de la zone franc fassent entendre raison à la France, arguant sur le fait que la Chine a supplanté la France et l’union Européenne en termes de transactions commerciales avec le continent.
Une évolution qui s’inscrit dans un contexte de croissance continue des échanges commerciaux entre l’Afrique et la Chine, où les produits, équipements et financements chinois occupent une place prépondérante dans plusieurs économies.
Il convient de noter que Ecobank, loin s’en faut, n’est pas le précurseur. La Bank of Kigali, au Rwanda, et la banque angolaise BFA ont déjà emprunté cette voie.
A.Ndongo, journaliste économique et financier, Brazzaville, Congo
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